Notre séjour à la Goméra

Un grand merci à notre ami Jean. Français globe trotter, grand voyageur en vélo et installé à la Goméra depuis 3 ans. C’est grace à lui que nous avons pu randonner et découvrir l’ile.  (sur les photos on le voit s’abreuver à la fontaine sortant du tronc d’un arbre !)

Cela fait à présent une dizaine de jours que nous sommes à la Goméra.

C’est une ile magnifique. On la dirait détachée du continent africain, perdue dans l’atlantique et à l’écart des iles touristiques comme ténériffe ou grand Canaria.

La Goméra à une superficie de 369 km2 pour à peine 9000 habitants.

Elle forme un cercle presque parfait, dont les rayons correspondent aux nombreux canyons qui la sillonnent. l ile à été déclarée réserve de la Biosphère en 2012 et un tiers de l’ile a été désigné Espace naturel protégé.

Le parc naturel de Garajonay a été inscrit par l’unesco au patrimoine national en 1986. il abrite une foret de lauriers appelée Ell Cedro., une des mieux conservées au monde.

C’est là que nous avons mangé dans un petit restaurant d’altitude. 25 ° au port et à peine 7 degrés en haut. Le poêle à bois ronflait pour réchauffer la petite salle du restaurant. Soupe de cresson, viande de chèvre et papas ( petite pomme de terre en robe des champs cuite au gros sel) . Sans oublié le Vino Blanco local fruité et léger.

La première expédition en provenance d’Espagne  aborda la Goméra au 12 siècle. l’ile était apparemment déjà connue des phéniciens et fut cité dans les textes de Pline et de Ptolémée.

Selon l’hypothèse la plus courante son nom viendrait de ses premiers habitants les Ghomera peuple d’origine Berbère venu du nord du Maroc. Les descendants de cette communauté s’appelaient les gomeros et les chroniques anciennes les décrivent comme courageux, non conformistes, et bagarreurs.

Ils s’étaient répartis en quatre cantons et installés dans les quatres principales vallées de l’ile. Cette implantation est à l’origine d’une tradition qui perdure, le sifflement Gomero, El Silbo, mode de communication basé comme son nom l’indique sur des sifflements.

Il s’agit d’un langage sifflé qui permet de communiquer à grande distance et qui s’est développé pour compenser les difficultés topographiques. Il est toujours vivant et est aujourd’hui considéré comme un bien culturel protégé qui est enseigné dans les écoles et les collèges de l’ile et fait partie des programmes officiels. En 2009 l’Unesco l’a inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Nous allons y rester encore une petite semaine avant de remonter vers l’ile de La Palma.

Comme d’habitude c’est avec grand regret que nous quitterons Goméra.

 

A bientôt les amis, et merci de nous accompagner dans notre voyage.

La Gomera
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Commentaires:

3 Réponses à “Notre séjour à la Goméra”

  1. AlPhil
    AlPhil écrit:

    Ahhh ! Ouiiii ! Les petites papas de Canarias, qué buenas !!! Petites, moelleuses, savoureuses et comme … naturellement beurrées !… Je n’en n’ai mangé qu’une seule fois, dans un petit resto montagnard de Tenerife, un peu comme vous probablement, mais quel souvenir ENORME ! Je pense qu’un connaisseur de ton calibre, Guymarie, a dû apprécier la découverte…

    Magnifiques images, certaines photos sont sacrément bien faites, bravo ! Et quasiment plus de fautes dans le texte !-) Décidément, les grandes vacances vous vont de mieux en mieux, c’est bien chouette !-)) MERCI

    Et après les Canaries…?

    Besos, que disfrutéis!

  2. relance
    relance écrit:

    Merci mon Phillipe,
    Après les canaries on remonte vers les Acores. mais avant cela on va passer du temps à La Palma. Au port de Tazacorte.
    Fin avril début mai pour les acores cela me semble bien.
    A bientot on vous embrasse toutes et tous

  3. mijor
    mijor écrit:

    Bravo pour les photos et bravo pour les commentaire. Chapeau aux filles pour leur capacité de marcheuses. Je pense que tout cela va leur faire de sacrés souvenirs quand elles seront rentrées.

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